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Africa'nti

Observatoire de l'insertion et de l'impact des technologies de l'information et de la communication en Afrique

Sommaire

Programme

COLLOQUE INTERNATIONAL

Les fractures numériques Nord/Sud en question : Quels enjeux ? quels partenariats ?

Université d’été de la communication d’Hourtin (Gironde - France)

du 25 au 28 août 2003



- Objectifs, description et inscription

- Le programme détaillé et contenu en ligne

Première partie : Les enjeux globaux

Session 1 - La fracture soumise à la question

La notion de " fracture numérique " est controversée ; pour certains c’est un faux problème, un slogan à la mode car elle se confond avec la fracture sociale et, en mettant l’accent sur les inégalités, occulte le fait que tout développement est par essence inégalitaire (tout le monde ne peut pas se développer partout au même rythme) ; pour d’autres elle a des connotations dépréciatives pour les Suds comme autrefois la notion de sous-développement.

La fracture Nord/Sud présente des aspects techniques. Le développement des infrastructures est très inégal, des zones géographiques ne sont pas ou sont peu couvertes, même par les services de base. La pénétration des nouvelles technologies est lente, les nouveaux réseaux par satellites, par fibres optiques ou de radiocommunications qui se substituent aux anciens et qui présentent de nombreux avantages, se déploient difficilement dans les pays pauvres à cause de leurs coûts d’investissement élevés.

La fracture Nord/sud recouvre des aspects économiques et géographiques différents selon les échelles considérées : - fracture territoriale entre continents, entre pays, entre certaines régions d’un même pays qui peuvent être plus facilement équipées que d’autres. C’est le cas des zones urbaines par rapport aux zones rurales ou des plaines par rapport aux montagnes. La fracture économique renvoie à la question de l’offre, à l’existence de capacités de production nationale des infrastructures des outils et des services. Elle concerne aussi l’écart qui existe entre les individus riches qui ont les moyens de s’équiper et qui peuvent consacrer un budget aux communications et les pauvres qui ne le peuvent pas où qu’ils se situent. Des " Nords " sont au Sud et inversement des " Suds " au Nord. La fracture Nord/Sud présente des aspects sociaux - culturels : en dehors de la question des revenus qui limite l’accès de certains aux réseaux de communication et aux contenus, les niveaux d’alphabétisation et d’éducation constituent une limite à la maîtrise des outils et à l’échange de contenus. Cependant, la demande est forte jusque dans les petites villes en Afrique et autour de la Méditerranée et les accès publics se multiplient ; les intéressés inventent des moyens appropriés pour utiliser les nouveaux outils en fonction de leurs besoins malgré tous les obstacles auxquels ils sont confrontés. Les moyens de communication diminuent les distances et rapprochent les sociétés, les liens avec les diasporas se resserrent et par conséquent leur rôle s’affirme.

Session 2 - Les nouveaux développements technologiques : quelles opportunités ?

Quelles sont les possibilités et les limites des solutions technologiques disponibles pour équiper les zones défavorisées et permettre des accès plus larges ? Le concept de desserte par une constellation mondiale de satellites basse orbite répond bien aux besoins des pays du Sud, en particulier en milieu rural. Qu’en est-il après les faillites en chaînes, quel avenir pour le projet africain RASCOM ? Y a-t-il toujours concurrence entre câbles et satellites ? Les systèmes privilégiant une approche de boucle locale radio, ou encore des liaisons radios aménagées, apparaissent-ils encore comme des alternatives à un réseau filaire improbable dans des zones trop enclavées ? Quel est l’avenir d’Internet par les systèmes de téléphonie mobile ? Qu’apportent les développements récents de la convergence des télécommunications, de l’audiovisuel et des nouvelles technologies de l’information ? - Implantation de plusieurs services sur des réseaux existants, radio et presse en ligne, - conception de nouveaux réseaux donnant accès à tous les services, téléphone, radio télévision, Internet.

Deuxième partie : Les enjeux nationaux et locaux : quel modèle de l’Internet pour les pays du Sud ?

Session 3 - L’offre d’accès et de production

Au niveau de l’offre, comment faire face à la forte demande ? Quel avenir pour les nouveaux opérateurs, fournisseurs de service et pour les fournisseurs d’accès publics, privés ou communautaires, dont la rentabilité est mal assurée face à des coûts élevés et au faible pouvoir d’achat ? Les associations et ONG parviennent-elles à favoriser l’accès des plus défavorisés (femmes, jeunes, ruraux, pauvres des villes) ? L’apparition de nouveaux métiers comme celui de médiateur Internet ne devrait-elle pas être appuyée pour pallier les problèmes d’illettrisme ? Quelles sont les avancées en matière de logiciels pour faciliter la navigation (interfaces homme machine, langages) ? De quelle manière les économies du Sud peuvent elles exploiter les nouvelles possibilité de diversification de leur tissu industriel tant dans les activités manufacturières que dans les activités de service ?

Session 4 - La demande, les usages et contenus

Pour traiter des usages et des contenus, on présentera des études de cas représentatives des problèmes rencontrés mais aussi des réussites constatées dans différents secteurs :

- commerce (e-commerce et réseaux du commerce informel)

- média (la convergence des technologies, les radios et la presse en ligne)

- éducation, formation (Internet à l’école et dans les universités)

- culture (la créativité et l’innovation s’expriment-ils sur la toile ?)

- santé (au-delà des expérimentations ponctuelle, la télémédecine n’est-elle pas un mythe en Afrique ?)

Session 5 - L’impact des TIC

On évoquera les impacts des TIC, en particulier le fait que les réseaux se renforcent et se reconfigurent, ceux des diasporas dont le rôle s’affirme, ceux des commerçants internationaux. Sur le terrain de la démocratie et des droits de l’homme, le bilan est aussi prometteur et l’accès à un savoir diversifié et critique met en question certains pouvoirs établis, ceux des professeurs par exemple.

Table Ronde 1 - Les enjeux nationaux : l’Etat entre local et global, quelles politiques, quelles régulations ?

Elle réunira des régulateurs des services et de la concurrence, des représentants de l’Etat. Les Etats sont pris en étau entre les bailleurs de fonds et la société civile, quelle marge de manœuvre ont-ils ? Dans quelle mesure ceux qui sont chargés des différents services publics tels les télécommunications et l’audiovisuel, peuvent-ils maîtriser et rationaliser leurs développements dans un contexte de concurrence ? D’autre part, ont-ils la possibilité et la volonté d’imposer un service universel aux opérateurs multinationaux auxquels ils donnent des autorisations de commercialisation sur leurs territoires ? Une politique volontariste est-elle conforme aux engagements internationaux de l’Etat ? Peuvent-ils entreprendre une politique d’aménagement de leur territoire ?

Troisième Partie : Réduire la fracture, quels partenariats ?

Session 6 : Quels partenariats ?

Des entrepreneurs africains innovent en créant de nouvelles formes d’utilisation des NTIC, et de nouvelles démarches pour adapter les outils aux caractéristiques de leurs propres sociétés : réseaux numériques de services, interfaces visuels, Internet sur mobile, facilitation du commerce etc. Des partenariats peuvent-ils se créer entre centres de recherche-développement et PME-PMI du Nord et du Sud ?

Table Ronde 2 - Le pari de la solidarité ?

La dernière table ronde réunira des responsables d’organismes de coopération.Il s’agira de leur poser la question du partenariat et de la solidarité : en effet les réunions internationales se succèdent pour affirmer la nécessité de réduire les fractures, mais au-delà des déclarations d’intention où en est-on ? Que signifie en particulier la volonté affirmée par les Etats africains d’un nouveau partenariat pour le développement (NEPAD) ? Que faire si les budgets d’aide publique au développement continuent à chuter ? Les TIC sont, nous dit-on, à l’origine de 10 % à 20 % de la croissance actuelle. Pourquoi ne pas reverser 1 %, le 1 % solidaire ?

Session 7 - Bilan, recommandations et propositions d’actions

Accès plus facile aux marchés industriels, amélioration de la formation, progrès de l’esprit démocratique, le Net peut répondre à certaines questions clés du développement. La dernière après-midi sera consacrée aux bilans sur les différentes thématiques, à une mise en perspective et à la définition de pistes de travail.

Les actes du colloque rassemblant les interventions et les débats ainsi que les recommandations formulées seront ensuite publiés en particulier en vue de contribuer aux travaux du Sommet mondial de la société de l’information de décembre 2003 à Genève.

- Objectifs, description et inscription

- Le programme détaillé


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