Un mémoire qui montre toute la diversité et complexité des pratiques de communication des migrants maliens de Montreuil. Il conclue ainsi :
« Nous nous situons à distance des discours selon lesquels hommes et machines convergeraient dans un monde où la localisation géographique n’aurait plus aucun sens, et ce au plus grand bénéfice des migrants. Nous avons en réalité des individus qui s’approprient les techniques d’information et de communication dans leur quotidien, qui souhaitent garder la maîtrise de la distance - nous l’avons vu à propos des transferts d’argent - et qui continuent a maintenir, pour ceux qui le peuvent, un lien physique avec leur territoire d’origine. C’est pourquoi il ne nous semble pas que les Maliens de Montreuil soient rentrés dans un « nouvel âge » (Diminescu, 2002). Certes, les avancées technologiques sont là, mais elles n’ont pas, du moins pour l’instant, abouti à la formation d’une nouvelle condition unique, stable et définitive - comme sa formulation le suggère -, celle du « migrant connecté » (Dana Diminescu, 2007). En réalité, les pratiques transnationales sont des pratiques mouvantes, qui se réinventent au quotidien, qui sont le fruit d’actions volontaires sans cesse renouvelées, avec une prise en compte tant des aspects positifs que négatifs des TIC, et qui s’inscrivent dans un contexte social. pluriel, nous avons affaire à des individus se connectant... »
Arthur Devriendt, Les Maliens de Montreuil, "des Quêteurs de passerelles" , Mémoire de Master 1, parcours "Pays émergents et en développement", Université Paris I - Panthéon Sorbonne, 2007-2008
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